La violence morale, traumastime de l’âme,

Cœur serré, respiration coupée, yeux cernés et larme bien apprêtée. Un regard vide se pose sur tous les objets qui vous entourent mais fuit ceux des gens ...


Cœur serré, respiration coupée, yeux cernés et larme bien apprêtée.

Un regard vide se pose sur tous les objets qui vous entourent mais fuit ceux des gens aux alentours. 

Vous avez tout pour vous mais finalement rien n’est à vous. La peur vous hante et le jugement vous fatigue. Vous ne savez pas comment agir et vous perdez vos mots pour répondre au monstre. Il ne s’agit plus du pardon mais de la force de dire à quoi bon à son cœur qui souffre de sa faiblesse et du manque de délicatesse de celui qui l’a brisé.

On ne vous entend pas car le physique ne change pas. Tout se passe entre vous et les fantômes qui vivent en vous depuis quelques temps. Ils vous écoutent, ils l’écoutent.

Un mot est plus dangereux que le danger, plus brûlant que le feu et plus blessant que l’épais. Un mot peut vous détruire et vous briser comme un verre en cristal. La cassure est tellement importante qu’il est impossible de recoller ce que vous étiez avant le mot.

Il est tellement facile de conseiller mais tellement dur de se déshabiller publiquement. Il est tellement facile de maquiller mais certainement impossible de démaquiller une fois la vérité dénoncée. 

On vous fait croire que vous ne valez rien. Vous n’êtes qu’une petite personne qui ne sait rien et ne comprend rien. Vous faites les choses mal, même très mal. Quel gâchis pour celui qui vous a pris!

Vous culpabilisez et vous souffrez encore plus. Vous rêvez de courir, d’aller loin… très loin. De fuir le son de sa voix, l’image de ses mots envoyés par texto. 

Votre corps vous lâche mais vous vous forcez à rester forte pour donner l’image de celle qui ne s’affaiblit pas devant l’atrocité emballée d’un amour erroné.

La violence est rude et la violence morale en solitude. On ne peut pas en parler… qui vous comprendra ? L’homme qui vous aime ou votre famille qui vous envie cette quiétude mortelle ? L’amour et le bonheur éternel, n’est-ce pas ce qu’on nous a vendu dans les contes en maternel ?

Votre âme est morte. Votre respiration en perte de vitesse. La violence morale n’est pas une question de soumission mais de désespoir et d’échec de ce qui était censé être un succès.

 

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